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Après la peur, l'espoir



La pandémie a ébranlé l’économie et les marchés. Dans ce contexte, nous nous devons d’assurer notre métier qui est de préserver le  patrimoine de nos clients. 

Devant le constat de la propagation du virus et du recours  aux mesures de confinement, les marchés financiers ont capitulé? sur la période comprise entre le 5 mars et le 18 mars. Cette phase de panique a été exagérée, alimentée par les acteurs qui avaient des positions spéculatives : recul des actions de plus de 35% , des obligations de 15% et même l’or de 12%. 

La réaction immédiate et de grande ampleur des autorités monétaires et des pouvoirs publics a enrayé ce mouvement et permis un certain rebond des actions. Certains actes comme les ventes à découvert ont été limités ou interdits, enfin...  

Les actions remontent alors de plus de 20% (3600 vers 4200 sur CAC 40) mais toujours avec des journées très volatiles. Un début de hiérarchisation des valorisations des entreprises en fonction du risque dans leur bilan se met en place. Plus une entreprise est endettée, plus elle souffre, que ce soit sur le marché des actions ou celui des obligations. Plus elle est saine, plus sa remontée est violente. 

Les marchés sont maintenant focalisés sur l’essentiel c’est à dire la sortie prévisionnelle du confinement et son impact sur l’économie. 

La situation est compliquée à cause du décalage observé dans les pays anglo-saxons pour prendre les mesures appropriées d’autant que de nombreux pays n’ont pas les dispositifs de protection sociale adaptés. L’objectif pour tous est que les mesures monétaires et budgétaires permettent de préserver l’appareil productif pour un redémarrage rapide et puissant dès la fin du confinement. 

Bien sûr, il y aura une reprise après le confinement mais qui ne pourra pas être immédiate avec des pays qui se remettent au travail du jour au lendemain. Certains secteurs seront véritablement sinistrés (tourisme, hôtellerie, transport aérien, voyage). D’autres seront plus forts car ils auront traversé cette crise avec une forme de sérénité et une accélération de la consommation de leurs produits ou services (Microsoft, Amazon, livraison à domicile). Ou encore des secteurs plus défensifs et ceux bénéficiant d’une demande accrue (technologie, santé, éducation à distance).

Au jeu de l’alphabet où les grands économistes parlent d’une reprise en U, en V, en W, etc personne ne peut prétendre avoir la bonne réponse. 


Nos convictions 


1 . Bien sûr, il y a une vie économique post Corona mais la reprise sera plus lente que prévue car inévitablement morcelée par les déconfinements et la remise en route progressive de l’appareil productif dans le monde. 

2. Les marchés d'obligations et des «structurés sur mesure» offrent de très belles opportunités. Et, avec les liquidités déployées par les banques centrales il n’y a aucune raison pour que des entreprises de qualité ne passent pas la crise avec un système bancaire solide qui ne ressemble pas du tout à celui de 2008. 

3. Les signaux d’un rebond violent des marchés viendront de la situation sanitaire mais il est impossible de prévoir le niveau d’investissement. Nous recommandons de redéfinir ensemble précisément la poche actions de votre patrimoine et, semaine après semaine, sur une durée étendue, s’obliger à acheter des valeurs de qualité sans chercher à attendre le point bas que personne ne saura attraper. Les marchés actions européens ont souffert, ils pourraient rebaisser mais dans ce cas leur remontée probable devrait se faire au moins vers les niveaux d'aujourd’hui (4200 sur le CAC). Pas de précipitation mais une vraie discipline d’acquisition. 

4. Certains fonds immobiliers investis dans le commerce vont souffrir, moins ceux dans l’habitation des grandes agglomérations car la demande reste forte, le plus fort suspense porte sur ceux investis en bureaux car encore plus directement liés à la profondeur de la crise. Comme toujours dans ces périodes, "Cash Is King", donc ceux qui ont beaucoup de liquidités vont pouvoir saisir des opportunités à l’heure où les banques prêteront moins en montant mais à des taux toujours aussi bas. Mais les meilleurs gérants de SCPI vont aussi pouvoir se distinguer et notre sélection est très résiliente. 

5. Les fonds de private equity (non coté) qui investiront entre septembre 2020 et fin 2021 devraient offrir d’excellentes performances. Comme toujours dans ce secteur, les meilleurs millésimes sont ceux qui ont investi dans les 18 mois qui suivent une crise car bien entendu les valorisations d’entreprises sont revues à la baisse. 


Toute l’équipe d’Herez reste présente, à distance, pour vous assister et vous accompagner dans vos décisions. 

Prenez soin de vous.


Patrick GANANSIA
Associé-Gérant

Article achevé de rédiger le 06 avril 2020