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HORAIRE D'APPEL

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> Le casse-tête des banques centrales



Depuis la crise des subprimes, les banques centrales rivalisent d’imagination pour relancer la croissance mondiale notamment en :

  • Injectant suffisamment de liquidités dans les marchés financiers 

  • Baissant les taux d’emprunt pour relancer la demande de crédit

La semaine dernière, les principaux banquiers centraux de la planète se sont réunis, comme tous les ans, au cœur des montagnes du Wyoming à Jackson Hole, aux États-Unis. Le thème de cette année :  réduire les programmes de soutien afin d’éviter la création de bulles spéculatives sans pour autant déstabiliser une économie mondiale encore fragile.


Une injection massive de liquidités

Depuis 2008, les banques centrales n’ont cessé de faire gonfler leurs bilans. Ceux des quatre principales banques centrales atteignent désormais 14 000 milliards de dollars et ces dernières détiennent aujourd’hui plus de 20% de la dette totale des pays concernés.


Source : Federal Reserve Bank of Saint Louis



Impacts économiques des politiques accommodantes


Ces politiques ont été vivement critiquées pour leur manque d’efficacité. Pourtant, sans ces réformes, l’économie mondiale serait sûrement rentrée en récession.

Aujourd’hui, la croissance mondiale est repassée au-dessus de la barre des 3%, le taux de chômage est au plus bas aux États-Unis et au Japon et il ne cesse de baisser en Europe.


Une inflation encore timide


Seul bémol, les indices d’inflation des pays développés (hors Royaume Uni) sont toujours bien inférieurs à l’objectif de 2% fixé par les banquiers centraux. C’est d’ailleurs ce qui les pousse aujourd’hui à rester prudents, car un retour de la déflation serait synonyme de récession mondiale.


Source : Federal Reserve Bank of Saint Louis / Banque mondiale


Les raisons avancées pour expliquer cette faiblesse structurelle de l’inflation sont multiples : digitalisation de l’économie, vieillissement de la population, surcapacité de production, désendettement des particuliers…


Impacts financiers des politiques accommodantes


Les injections de liquidités et la baisse des taux d’emprunt ont des répercussions sur les actifs financiers.


Hausse des marchés actions

De nombreux indices mondiaux sont aujourd’hui sur des plus hauts historiques. Le S&P 500 a progressé de plus de 350% depuis ses plus bas de mars 2009. Cependant, la capitalisation mondiale totale des marchés actions en proportion du PIB mondial reste inférieure à son niveau de 2007 et les investisseurs ne sont pas aussi euphoriques.


Source : Federal Reserve Bank of Saint Louis / Banque mondiale


Augmentation du poids de la dette

Ce sont surtout les gouvernements des pays développés et les entreprises dans les pays émergents qui ont profité de la faiblesse des taux. Les particuliers et les entreprises des pays développés ont conservé un niveau d’endettement relativement stable.

Source : The Financial Times


Le dilemme des banques centrales


Les banques centrales arrivent donc à un tournant important. Elles se retrouvent dans l’obligation de normaliser leur politique monétaire pour éviter de créer des bulles spéculatives qui pourraient à terme déstabiliser l’économie mondiale. Mais pour cela, elles ont besoin de s’assurer que l’économie mondiale est suffisamment solide pour absorber un durcissement des politiques monétaire.


Quelles conséquences pour vos portefeuilles ?


Même si certaines classes d’actifs présentent aujourd’hui de faibles rendements et/ou des valorisations excessives, il est important de conserver une approche pragmatique afin de profiter de la reprise mondiale.

Aujourd’hui, l’un des principaux risques pour les marchés financiers (hors incident géopolitique ou catastrophe naturelle) provient d’un mauvais pilotage des banquiers centraux. Il faudra donc continuer d’observer avec attention leurs prochaines interventions.

Dans ce contexte, notre rôle est de sélectionner des gérants capables de:

  • Investir dans des sociétés en croissance et dont la valorisation n’est pas encore excessive 

  • Sélectionner des obligations / actions offrant encore un rendement attractif

  • Profiter des moments de stress (Brexit en 2016, élections françaises en 2017…) et d’euphorie (annonce du QE de la BCE en 2015, élection de Donald Trump en 2017 …) pour gérer son exposition tactique 

  • Mettre en place des processus de gestion capables de générer de la performance sur tout type d'actifs sans corrélation avec la volatilité des marchés de taux et d'actions.



Olivier JEZEQUEL
Achevé de rédiger le 29 aout 2017