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HORAIRE D'APPEL

Marché et placements n°118 : Le soutien des banques centrales apaisent les marchés

Les marchés restent exposés à de nombreuses incertitudes tant géopolitiques que macro-économiques. La crise ukrainienne pèse sur la conjoncture européenne. Les tensions au Moyen-Orient peuvent être contagieuses et menacer l’approvisionnement pétrolier. Enfin tout récemment, le risque d’un vote en faveur de l’indépendance de l’Écosse ébranle la construction européenne. Au plan macro-économique, c’est la situation chinoise qui soulève le plus de questions, les récentes statistiques concernant les importations et le crédit montrant un ralentissement de la consommation.

Dans ce contexte incertain, le soutien des banques centrales a un effet anesthésiant. On l’a constaté en Europe où les récentes décisions de la BCE concernant le niveau des taux et le refinancement des banques ont fait monter les bourses et baisser les primes de risques. On l’a aussi mesuré au Japon où l’engagement réitéré de la Banque Centrale de fournir toutes les liquidités nécessaires a relancé la bourse. Aux Etats-Unis, où l’amélioration de la situation appelle une correction de la politique monétaire, la prudence observée par la Réserve Fédérale a jusqu’alors rassuré.

Au cours de la quinzaine écoulée, les marchés des pays développés ont progressé de 0,7%, tiré par l’appréciation des marchés européens (+2%) et japonais (+3,4%). En revanche les marchés émergents ont légèrement corrigé (-0,7%), les récentes progressions de l’Inde et du Brésil appelant des prises de bénéfice.

La divergence des politiques monétaires entre les États-Unis et l’Europe a provoqué une dépréciation de l’euro qui est bienvenue pour stimuler les entreprises exportatrices, et réévaluer la part des bénéfices réalisée hors zone euro.

Les doutes sur la conjoncture chinoise ont pesé sur le cours du pétrole qui baisse de 5% sur la période. Cette modération peut redonner du pouvoir d’achat au consommateur européen, mais fait craindre qu’elle n’alimente la pression déflationniste. En effet cette menace est prise au sérieux par la B.C.E. qui veut l’endiguer par la relance du crédit bancaire.

Le soutien des banques centrales permet de réduire la volatilité des marchés, mais doit trouver son relais dans la reprise conjoncturelle.

Le rebond du dollar redonne de l’intérêt à une diversification internationale et à une utilisation des devises.

François PASQUIER,
Le 15 septembre 2014

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