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HORAIRE D'APPEL

Marché et placements n°120 : Regain d'inquiétude en Europe

Au cours de la semaine écoulée, les marchés européens ont été ébranlés et ont reculé de 2,7%. Les causes sont multiples. L’inflation est revenue à 0,3% sur un an avec un indice hors produits volatils à 0,7%. Cela relance la probabilité d’un scénario déflationniste. Les indicateurs de confiance sont en baisse et le taux de chômage reste élevé (11,5%). La présentation du budget de la France pour 2015 avec un déficit des finances publiques à 4,3% du PIB en 2015 a donné une impression de résignation devant une situation qui échappe à tout contrôle. Les marchés ont été déstabilisés jeudi par la conférence de presse qui a suivi la réunion de la B.C.E. En effet M. Draghi n’a pas fourni les précisions attendues sur le calendrier et les montants des différentes interventions prévues. Néanmoins les marchés européens ont trouvé le lendemain des éléments de réconfort dans la dépréciation de l’euro qui a accompagné les chiffres de l’emploi aux États-Unis. En effet le découplage entre la conjoncture européenne et la conjoncture américaine est confirmé avec des créations d’emplois aux États-Unis qui ont été de 248 000 postes et un taux de chômage qui est passé au-dessous de 6%. La dépréciation de l’euro et la baisse du prix du pétrole (-17% depuis de début de l’année) sont évidemment des facteurs positifs à prendre en compte.

L’indice actions des pays émergents (-1,16%) a souffert du renversement de tendances des sondages au Brésil qui ont écarté le scénario d’une victoire de la candidate centriste. La réélection de Madame ROUSSEFF, qui a multiplié les promesses de dépenses alors que le pays est confronté à la récession et à l’inflation, ne sera pas de nature à faire revenir les investisseurs. En Chine, les manifestations à Hong-Kong mettent en lumière les points de fragilité d’un régime autoritaire confrontée à une expansion qui appelle plus de démocratie.

On attend dans les prochaines semaines les résultats du 3ème trimestre des entreprises, qui en Europe porteront peut-être les marques du ralentissement conjoncturel mais qui hors d’Europe bénéficieront de l’appréciation des devises contre euro. On attend aussi le 26 octobre la publication par la BCE de sa revue des banques qui pourrait redonner un certain dynamisme à ce secteur.

Dans nos allocations, tenant compte du niveau durablement bas des taux d’intérêt et de la baisse de l’euro, nous réduisons la poche obligataire et augmentons la diversification internationale (voir page 3).


François PASQUIER
Le 7 octobre 2014



> SUIVI DES OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> Modification de notre portefeuille de référence

La politique monétaire de la Banque Centrale Européenne, dans un contexte de très basse inflation, pèse sur les taux d’intérêt et sans doute de manière durable. Dans notre gestion obligataire, nous avons bénéficié largement des taux élevés qui avaient résulté de la crise bancaires de 2011. Depuis lors, la baisse des taux d’intérêt comme la réduction des marges sur les obligations d’entreprises ont revalorisé largement ces portefeuilles qui sur les prix actuels n’offrent plus que des rendements très modestes. Pour cette raison, nous avons décidé de réduire encore la poche obligataire dans notre allocation la ramenant à 12%. Nous la concentrons sur quelques niches, comme les subordonnées bancaires (Axiom Obligataire), sur les obligations émergentes (Templeton Global Total Return), et sur des stratégies d’arbitrage prenant en compte différentes zones géographiques et différentes devises (M&G Optimal Income, Carmignac Global Bond, SP Opportunités).

Nous ré-allouons le produit de ce désinvestissement sur la poche des fonds flexibles, qui est porté à 33%. Dans cette poche, nous renforçons la part consacrée à l’allocation d’actifs avec une forte dimension internationale, pour bénéficier de la conjoncture hors Europe et d’un effet devise favorable. Pour ce faire nous introduisons le fonds Fidelity Patrimoine, qui est un fonds d’allocation de Fidelity International qui intègre le point de vue et les ressources d’analyse d’un gérant international et qui utilise toutes les classes d’actifs (actions, obligations, matières premières, devises). Ce fonds vient renforcer l’exposition internationale déjà déployée par CPR Croissance Réactive et Carmignac Profil Réactif.


Dans la poche actions, que nous maintenons à 25% nous renforçons la pondération des fonds internationaux Comgest Monde, M&G Global Dividend et Carmignac Investissement Latitude).

Nous nous attachons à suivre chacun de ces fonds, dont la spécificité contribue à la diversification du portefeuille au-delà de la répartition par classe d’actifs.



> Nos portefeuilles de référence

Évolution graphique des portefeuilles de référence depuis le 1er janvier 2005