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HORAIRE D'APPEL

Marché et placements n°121 : Brutale correction des marchés

Au cours de la quinzaine écoulée, les marchés ont poursuivi et amplifié le mouvement de baisse amorcé mi-septembre. Sur la période l’indice mondial des actions des pays développés a reculé de 5,6% et celui des pays émergents de 4%.

Cette brutale correction trouve sa source dans l’accumulation d’inquiétudes au niveau politique, économique et monétaire. Le point de départ du récent mouvement a été la publication d’indicateurs économiques très décevants en Allemagne qui traduisent tant l’impact de la crise ukrainienne que la contagion de l’anémie franco-italienne. La publication concomitante d’un indice d’inflation annuel en Europe revenu à 0,3% a de nouveau alimenté la crainte d’un scénario déflationniste. Comme dans le même temps, la Banque Centrale Européenne n’a pas  fourni les précisions attendues sur son programme d’intervention, qui suscite d’ailleurs toujours des réticences en Allemagne, la défiance des investisseurs s’est accrue. La crise européenne s’est ensuite propagée aux États-Unis, la Réserve Fédérale s’inquiétant des conséquences néfastes du ralentissement européen et de l’appréciation du dollar. On a même évoqué la possibilité de continuer les injections de liquidités et le report de la date de relèvement des taux d’intérêt. Toutes ces incertitudes ont provoqué une forte aversion au risque, une baisse des marchés d’actions, des dégagements importants sur les secteurs les moins liquides, comme les petites capitalisations et les obligations d’entreprises de moindre qualité. Les capitaux se sont reportés sur les obligations les plus sûres et les plus liquides comme les obligations gouvernementales allemandes et américaines. L’appréciation du dollar, fondée sur le prochain relèvement des taux d’intérêt, a été enrayée et a même fait l’objet de prise de bénéfice.

Comme souvent, ces réactions ont été excessives et devraient être atténuées dans les prochaines semaines. L’Europe doit tirer parti de la récente dépréciation de l’euro, de la baisse du prix des matières premières et des prochaines interventions de la B.C.E. La dégradation de la conjoncture en Allemagne devrait renforcer la solidarité au sein de la zone euro. Aux Etats-Unis, la croissance reste soutenue et la baisse du prix du pétrole est un stimulant important pour la consommation des ménages. Les résultats des entreprises pour le 3ème trimestre déjà publiés sont de bonne facture et devraient soutenir les niveaux actuels de valorisation. Il faut maintenant espérer que les banques centrales retrouvent une communication claire et précise.

François PASQUIER,
Le 21 octobre 2014

> SUIVI DES OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> CHRONIQUE DES OPCVM

M&G Optimal Income Fund EUR A-H Acc. - Performance YTD au 17/10/2014: +3, 9 %
Très faible impact du recul des marchés actions car notre exposition avait été réduite à environ 2,5 % au début de l’été. Une duration à nouveau raccourcie (2,98 ans au 17/10/2014) et même négative en Europe (-0,48 ans au 17/10/2014). Une préférence pour les obligations libellées en Dollar US et en Livre Sterling. Nous privilégions les obligations d’entreprise, principalement « Investment Grade ».

M&G Global Dividend Fund EUR A Acc. - Performance YTD au 17/10/2014: +1, 2 %
Nous avons renforcé certaines positions jugées attractives suite à la baisse des marchés (Xilinx, Nokian Renkaat, Aberdeen AM…). La valorisation actuelle apparaît attractive en termes de ratio cours/bénéfice. Le fonds offre un meilleur rendement que l’indice MSCI AC World. La croissance des dividendes demeure solide au sein du portefeuille, la majorité des positions ayant annoncé des hausses comprises entre 5 % et 15 %.

Axiom Obligataire: Performance YTD au 17/10/2014 : -0.08% Le fonds est investi en titres subordonnées bancaires. Ces obligations, qui étaient assimilés à des fonds propres pour les ratios réglementaires, ne présenteront plus les mêmes avantages dans le cadre de la réforme en cours. Aussi les banques seront incitées à faire jouer les clauses de rappel sur ces titres qui ont des coupons élevés. Cette issue dégagera une plus-value intéressante. En effet la valorisation actuelle de ces titres est affectée d’une prime de risque encore élevée, dans l’attente de la revue des bilans bancaires effectuée par la BCE.

Préalablement à sa prise de fonction comme contrôleur des banques. Les résultats de cette revue seront publiés le 26 octobre et ils indiqueront les banques qui doivent renforcer leurs fonds propres. Selon Axiom il y aura probablement quatre groupes de banques.

Sans suspense, il vaut mieux être dans le 1er groupe. De nombreuses banques anglaises se trouveraient dans ce groupe, en premier lieu la Lloyds, qui semblerait être la banque en Europe qui possède le coussin le plus confortable. En France, la banque la plus 'sûre' semblerait être Natixis (Groupe BPCE). 

Groupe 2 : les banques qui sen trouvent dans ce groupe passeraient l'examen avec une marge plus faible. Elles devront sûrement accroître leurs fonds propres en émettant des titres hybrides ou en cédant des actifs... Crédit-Agricole et Société Générale se trouveraient dans le ce groupe. BNP Paribas serait aussi dans le groupe 2,  car pénalisé par son amende de 9 milliards, mais devrait très vite retrouver une marge de manœuvre grâce à une prise en compte des bons résultats des 6 derniers mois.

Dans le 3ème groupe, on devrait constater la présence de banques recalées pour manque de fonds propres, mais ayant un modèle suffisamment performant pour faire appel au marché.  Exemple: Unicrédit  

 Dans le 4ème groupe, nous allons trouver des banques dont le besoin en fonds propres semblerait beaucoup plus important. Commerzbank en Allemagne devrait être dans cette position, même si un business plan devrait aussi lui permettre de faire appel au marché.

D'autres ne devraient pas survivre comme quelques banques en Grèce ou en Autriche qui devraient mettre en place un processus d’extinction. 


> NOS PORTEFEUILLES DE REFERENCE


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