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HORAIRE D'APPEL

Marché et placements n°122 : Rétablissement

Au cours de la quinzaine écoulée, les marchés ont effacé les traces de la récente baisse. Les marchés des pays développés ont gagné 7,8% et ceux des marchés émergents 6%. Les craintes concernant la conjoncture se sont dissipées et le message des autorités monétaires s’est précisé. En Europe, qui est le point névralgique de l’économie mondiale, les récents indicateurs ont surpris positivement et sont meilleurs que ceux de septembre. Le scénario d’une rechute en récession s’éloigne. Aux États-Unis la première estimation de la croissance pour le 3ème trimestre à 3,5% confirme les signaux transmis par les enquêtes auprès des chefs d’entreprise et des consommateurs. Enfin, en Chine, la croissance affichée pour le 3ème trimestre à 7,3% est supérieure aux attentes.

Pour sa part la Réserve Fédérale a confirmé l’arrêt des injections de liquidité, exprimant ainsi un sentiment de confiance dans la conjoncture plus fort que dans les communications précédentes. Cette annonce, combinée avec le report à un horizon éloigné de la remontée des taux d’intérêt, a été bien accueillie par les marchés, la hausse sur le 10 ans américain étant limitée à 13 points de base pour atteindre 2,34%. Les craintes que l’on pouvait avoir sur le resserrement de la liquidité sont dissipées par les intentions affichées par les autres banques centrales. La Banque Centrale Européenne doit jeudi prochain détailler son programme d’intervention qui pourrait accroitre son bilan de près de mille milliards d’euros. Mais c’est surtout la Banque du Japon qui a dopé les marchés en fin de semaine en annonçant une extension de son programme d’intervention de près de 25%.

Si les marchés restent dépendant de la liquidité, ils ne peuvent ignorer les fondamentaux économiques. Les publications des résultats trimestriels ont conforté le sentiment que les marchés étaient correctement valorisés.

Les marchés devraient trouver un soutien dans la baisse du prix des matières premières (-23% pour le pétrole depuis le début de l’année) et dans l’ajustement des parités monétaires (-9% pour l’euro-dollar).

Cette récente crise boursière illustre la fragilité induite par le poids démesuré des politiques monétaires. Elle témoigne aussi de la difficulté à appréhender la marche de l’économie mondiale en raison des difficultés à mesurer les interactions. Ce retour de la volatilité a souligné combien il était essentiel de bien calibrer le risque pris pour pouvoir le conserver dans les périodes de fortes turbulences.

François PASQUIER
Le 3 novembre 2014

> SUIVI DES OPCVM


> Chronique des OPCVM : Templeton Global Total Return

Nous avons récemment réintroduit ce fonds dans notre poche obligataire pour la réorienter sur l’international. Nous avons choisi la part libellée en dollar pour bénéficier de l’appréciation de cette devise.

On trouvera ci-après l’analyse de Morningstar, qui est un société d’analyse et d’évaluation des OPCVM.

Ce fonds est un choix audacieux pour une exposition obligataire globale, gérée sans contrainte.
Michael Hasenstab, à la tête du fonds depuis 2006, apporte sa riche expérience, ayant géré le fonds phare Templeton Global Bond depuis 2001. Son expertise en analyse macroéconomique est la clef du succès de ce fonds. Il est épaulé par une co-gérante, Sonal Desai, et une large équipe, disposant d'une expertise locale sur les principaux marchés, ce qui, à nos yeux, fournit aux gérants les ressources dont ils ont besoin pour bien exécuter ce mandat.

Le processus d'investissement est solide et assis sur les valorisations et les fondamentaux. Hasenstab investit dans des secteurs qu'il juge sous-évalués, compte tenu de l'analyse macro-économique globale de l'équipe et des anticipations au niveau des pays. Ces vues sont traduites via des positions sur les devises, ou sur du risque crédit, ou les deux. L'absence de contrainte dans ce mandat signifie que le gérant peut mettre en œuvre son allocation d'actifs librement sur tout le spectre obligataire, comme en atteste sa surexposition aux titres à haut rendement, qui représentent plus d'un tiers des actifs (dont la moitié sur des emprunts privés «high yield»). En outre, le gérant prend des positions importantes hors indice, en particulier sur les marchés émergents, ce qui signifie que le portefeuille comme la performance peuvent s'écarter sensiblement de celle de ses pairs et de l'indice. Le fonds est dès lors nettement plus risqué que d’autres fonds d’obligations internationales.


L'historique de performance à long terme montre, cependant, que Hasenstab a su bien piloter ce niveau de risque élevé. Sous sa houlette (à fin sept. 2014), le fonds a surperformé tant ses pairs que son indice, et ce en dépit de ses frais élevés. D’autre part, la taille conséquente des actifs gérés par Franklin Templeton pourrait limiter la capacité du gérant à réagir à des évènements inattendus comme il a pu le faire par le passé. L'horizon d'investissement long et la diversification du fonds réduisent cependant nos inquiétudes. Nous maintenons donc sa note « Bronze »

Place dans le portefeuille :  Le biais du fonds en faveur de la dette émergente milite pour son utilisation dans de petites proportions, au sein d’un portefeuille diversifié

> Notre portefeuille de référence

Évolution graphique des portefeuilles de référence depuis le 1er janvier 2005