vous souhaitez
être contacté
HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements N°102 : Prudence

Le début d'année n'a pas démarré avec l'euphorie des dernières semaines de 2013. Seules les thématiques Europe du Sud et "small and midcaps" affichent des performances positives. L'indice actions français continue d'être en retard par rapport à ses grands comparables mondiaux souffrant probablement d'une décote politique liée aux hésitations gouvernementales malgré de nouvelles bonnes intentions affichées récemment.

Les premières indications des sociétés sur l'année 2014 montrent une relative prudence sur la reprise en Europe. Leurs prévisions ne contiennent pas de rebond marqué des chiffres d'affaires. Les niveaux de marge opérationnelle sont bien protégés grâce aux efforts de productivité. Les bilans sont sains et les taux d'intérêt continuent d'être bas. La moindre surprise positive sur l'environnement se traduira donc par des révisions de bénéfices par actions significatives en raison des leviers évoqués.

Par ailleurs, la BCE se tient prête à aider les économies en difficultés par de nouveaux programmes de financement. Après deux années de performance positive tous azimuts sur les indices actions des pays développés, 2014 devrait redonner ses lettres de noblesse aux stockpickers et aux stratégies de performance absolue. En France, comme ailleurs en Europe, il existe de très belles entreprises dotées de management ambitieux et compétent. Gageons que les épargnants entendront cet appel et sauront financer leurs projets, leur croissance et notre économie européenne qui en a encore bien besoin ». (Source DNCA)

N.B. nous apportons quelques modifications à nos portefeuilles pour tenir compte des spécificités de quelques supports. Mais nous ne modifions guère notre grille d’allocation fondée sur la diversification des classes d’actifs et des styles de gestion. Le but poursuivi est de capter la valeur créée par les entreprises en atténuant la volatilité des marchés. (Voir page 3)

François PASQUIER, le 13-01-2014

> Suivi des OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> Modifications des portefeuilles de référence

Assurance-vie

Nous procédons à, quelques modifications dans nos portefeuilles pour tenir compte de la situation des fonds sélectionnés.

Dans le portefeuille d’assurance-vie qui vise une performance de l’ordre de 6 à7% par an avec une volatilité maitrisée, nous arbitrons le fonds R Valor. Ce fonds qui a réalisé un excellent parcours en 2013 était géré en donnant une grande latitude au gérant pour saisir les opportunités créées par les tendances lourdes de l’économie mondiale. Le gérant étant récemment décédé, nous attendons de voir ce que fera son successeur. Nous arbitrons pour un fonds flexible DNCA Evolutif pour les raisons suivantes :

  • Tout en étant confiant sur le potentiel des actions, nous pensons que le marché sera exposé à une volatilité importante en raison du resserrement progressif des conditions monétaires et dans ce contexte nous renforçons la poche flexible.
  • DNCA Evolutif est principalement exposé au marché des actions européennes avec un taux d’exposition qui peut varier selon les circonstances. La sous-évaluation des marchés européens nous incite à renforcer cette poche d’actions et à alléger la poche internationale (R Valor comprenait 70% de valeurs américaines.
  • DNCA Evolutif est un fonds de la société DNCA qui est réputé pour la qualité de son analyse financière et par sa prudence qui s’exprime dans un style de gestion « value ».En effet la sélection des valeurs en prenant en compte leur décote offre une marge de sécurité en cas de retournement de marché.

Par ailleurs dans la poche « flexible » nous procédons à un arbitrage au sein de la société de gestion Amaïka: nous cédons Amaïka 60 au profit du fonds Optimum. Le fonds Amaïka 60 est un fonds d’allocation d’actifs dont la stratégie ne nous a pas semblé suffisamment différenciante par rapport à d’autres supports que nous utilisons. En revanche le fonds Optimum met en œuvre une stratégie plus originale qui vise à capter la surperformance de certains gérants ou de certains titres par rapport au marché. Pour la part actions, il s’agit de capter la surperformance du gérant en couvrant les OPCVM achetés par des ventes de futures sur indice. Pour la partie obligataire il s’agit d’acheter des titres de qualité offrant un bon rendement dans le but de les conserver jusqu’à l’échéance et de capter la surperformance par rapport au coût de portage. La volatilité du fonds est très faible (1,2).

Au final nous avons

1.  Une allocation de 23% sur les OPCVM actions,

2.  De 26,5% sur les OPCVM flexibles avec une prédominance des stratégies indexées sur les actions,

3.  20% sur les obligations qui offrent encore sur quelques niches de vraies opportunités et qui contribuent à l’équilibrage du portefeuille,

4.  Et enfin 30,5% sur le fonds général,  qui constitue la réserve de trésorerie de l’investisseur et le modérateur de la volatilité d’ensemble.


PEA

Pour le PEA nous procédons à deux ajustements : nous cédons Renaissance Europe, qui a fait un très beau parcours en investissant dans les valeurs de qualité dite de croissance visible, en raison d’une valorisation excessive.

Nous réinvestissons dans le fonds phare de DNCA, Centifolia, dont l’approche « value » et prudente nous parait adaptée aux conditions de marché.

D’autre part nous cédons Carmignac Euro-Patrimoine dont le comportement a déçu et au moment où Carmignac réorganise ses équipes de gestion d’actions européennes

au profit du fonds Fidelity Europe qui pratique une gestion dite contrariante qui a obtenu de bons résultats. Cette gestion est assurée depuis de nombreuses années par la même gérante qui bénéficie des ressources d’analyse du groupe Fidelity.

La performance passée de notre PEA démontre qu’une stratégie de diversification en termes de style de gestion et de sélection des meilleures expertises permet de faire mieux que les indices avec une volatilité bien moindre.


> Nos portefeuilles de référence

Évolution graphique des portefeuilles de référence depuis le 1er janvier 2005