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HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements N°106 : Des éléments de soutien

Les marchés ont poursuivi leur rétablissement, soutenus par les publications des entreprises, les indicateurs macroéconomiques et les banques centrales.

Aux États-Unis, sur les 436 sociétés ayant publié leurs résultats, 333 dépassent les attentes. En Europe, les publications, bien moins flamboyantes, ressortent néanmoins en ligne avec le consensus. Les prévisions pour 2014 sont positives.

Au plan macroéconomique, les chiffres américains enregistrent les effets de la vague de froid, mais ne remettent pas en cause la reprise. En Europe, les industriels allemands sont plus optimistes et les pays du Sud enregistrent dans leur balance commerciale et dans leur coût de refinancement les premiers effets de leur rétablissement. Seule la France reste à l’écart dans ce processus de reprise.

Dans les pays émergents, la situation chinoise reste difficile à apprécier, les indicateurs divergeant selon les sources. L’élément le plus troublant est la récente dépréciation du Yuan, pilotée par la banque centrale, dont on ne sait si elle est passagère ou marque une inflexion par rapport aux dernières années. Au Brésil, en raison d’une accélération en fin d’année, tirée par la reprise des investissements, la croissance en 2013 aura finalement atteint 2,3%.

Au plan monétaire, la Réserve Fédérale conserve le projet de réduction progressive des injections de liquidités mais réaffirme sa vigilance, qui prend en compte non seulement les chiffres du chômage mais aussi d’autres indicateurs. En Europe, la BCE veut prévenir le risque de déflation, mais les derniers chiffres (+0,8%) en légère progression ont atténué les inquiétudes.

Au final, le sentiment est que la croissance américaine produit toujours des emplois, que la reprise commence à se faire sentir dans le discours des sociétés en Europe, et que la Chine tient bon malgré quelques doutes sur les moteurs de son expansion (exportations, crédit).

En fin de semaine la crise ukrainienne a réintroduit de la volatilité dans les marchés et provoqué une appréciation des obligations souveraines aux États-Unis et en Europe. Curieusement le dollar n’a pas tiré parti de cette tension.


François PASQUIER,
Le 5 mars 2014

> Suivi des OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> Le point sur le marché immobilier

Une étude des Notaires de Paris-Ile-de-France, publiée ce jeudi, démêle le vrai du faux sur l'immobilier ancien.

Bilan: six vérités, quatre idées reçues

  I.  Malgré les crises, la pierre demeure un placement très rentable
Vrai : Sur le long terme, les prix ont enregistré d'impressionnantes progressions, effaçant systématiquement les mouvements de baisse. En Ile-de-France, tous logements confondus, les prix ont été multipliés par 2,65 entre 1996 et 2013. 

  II.  Les petits appartements ont vu leur prix grimper plus fortement que les grands
Vrai : Le prix des studios a été multiplié par 3,21 entre 1996 et 2013, contre 2,84 pour l'ensemble des appartements et 2,73 pour les grandes surfaces (5 pièces et plus). 

  III.  La baisse des taux d'emprunt a permis d'absorber la flambée des prix
Faux : Entre 1996 et 2008, la mensualité de remboursement d'un crédit a baissé de 40% tandis que le revenu par ménage augmentait de 10%, ce qui a donné aux acquéreurs 86% de capacité d'achat supplémentaire. Mais dans le même temps, les prix ont grimpé de 150%. 

IV.  Les Parisiens sont moins souvent propriétaires que l'ensemble des Français
Vrai : Seul un Parisien sur trois (33%) et moins d'un Francilien sur deux (47%) étaient propriétaires de leur résidence principale en 2009, une proportion en hausse par rapport à 1999 (44%) mais très en-dessous de la moyenne nationale (58%). 

  V.  Les étrangers acheteurs de résidences secondaires ont fait grimper les prix
Faux : Les étrangers, résidents et non-résidents confondus, représentaient 8,3% des acquéreurs d'appartements anciens en Ile-de-France, contre 5,3% en 1996. Mais la part des non-résidents est en recul constant et ne représentait que 3% des ventes à Paris l'an dernier. Et depuis 2010, ils sont devenus vendeurs nets (ils revendent plus de biens qu'ils n'en achètent). 

VI.  Les acheteurs sont plus âgés et plus fréquemment cadres
Vrai : De 1996 à 2013, l'âge médian des acquéreurs d'appartements anciens est passé de 36 ans à 40 ans dans la région (contre 37 ans à 39 ans pour les maisons). Et les cadres et professions intellectuelles supérieures sont surreprésentés : ils sont passés de 27% des acquéreurs de logements anciens en 2001 à 38% en 2013. 

VII.  Russes et Saoudiens sont parmi les acheteurs étrangers les plus présents dans la capitale
Faux : Les étrangers qui achètent le plus d'appartements anciens dans la capitale viennent d'Italie (19,7% des acheteurs étrangers), de Chine (7,1%), des États-Unis (7%), d'Algérie (5,3%) et du Royaume-Uni (5,3%). Pour les étrangers résidents, le trio de tête est identique. Pour les non-résidents, les Italiens sont suivis des Américains et des Libanais. 

VIII.  Lorsque les volumes de transactions se réduisent, les prix baissent
Vrai : Une corrélation a été établie entre le volume de ventes d'appartements anciens à Paris et l'évolution des prix hors inflation. Historiquement, les prix adoptent une tendance baissière lorsqu'il y a moins de 30.000 transactions annuelles (comme en 2013). 

  IX.  La crise financière de 2008 a marqué le début de la correction des prix
Faux : Avant même la crise systémique liée à la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, les volumes de ventes de logements anciens avaient déjà commencé à décroître, en raison des difficultés de financement rencontrées par les ménages, face à la flambée des prix. Depuis 2000, la baisse de solvabilité des acquéreurs s'intensifiait, d'année en année. 

  X.  Les écarts de prix entre arrondissements parisiens se sont resserrés
Vrai : Si la hiérarchie n'a pas été bouleversée, les prix des différents arrondissements s'inscrivent désormais dans une fourchette qui s'est réduite, car les secteurs nord-est ont effectué un rattrapage. En 2013, le 6e arrondissement, le plus cher (12.320 euros/m2), n'est plus "que" 1,83 fois plus cher que le 20e, le plus abordable (6.730 euros/m2). En 1991, le 6e était 2,14 fois plus cher que le 18e arrondissement (alors le meilleur marché de la capitale).


Évolution du marché immobilier d’habitation en 2013 :
L'an passé, à l'échelle du territoire, la baisse des prix des logements anciens est restée mesurée, à - 1,4 % sur un an, et ce, aussi bien pour les appartements que pour les maisons. Le recul est plus prononcé en Ile-de-France (- 1,9 %) que dans les autres régions (- 1 %).

À Paris, les prix ont diminué de 1,5 % par rapport à 2012, ce qui porte le prix au mètre carré parisien à 8.140 euros au quatrième trimestre 2013.


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