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HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements n°107 : Montagnes russes

On s’attendait à ce que les marchés en 2014 soient volatils, notamment en raison des incertitudes sur la politique monétaire et d’un niveau de valorisation qui s’était normalisé.

La volatilité est bien là, avec une succession de phases de baisse (janvier, mars) et de hausse (février) mais les raisons en sont plus politiques et économiques.

La baisse récente (-3% sur les actions) est en grande partie imputable à la crise ukrainienne dont on mesure mal l’intensité et les conséquences. M. Poutine semble imprévisible, alors même que l’interdépendance des économies russes et occidentales devrait inciter à la modération. La réaction épidermique des marchés est une augmentation de l’aversion au risque, un repli sur les valeurs refuges, à savoir les obligations souveraines aux États-Unis et en Europe, et l’or, qui retrouve un peu d’attrait. L’inattendu survient sur le marché des devises, avec un regain d’intérêt pour l’euro, qui n’en a pas besoin, et pour le yen, ce qui contrarie la bourse de Tokyo.

Une complication supplémentaire vient de la situation chinoise, qui serait plus vulnérable que prévue. Les indicateurs macro-économiques font apparaitre un ralentissement certain, sans qu’on sache très bien ce qui imputable aux fêtes du Nouvel An. Par ailleurs quelques premiers défauts de paiement sur des sociétés financées en dehors du circuit bancaire font craindre une sorte de crise chinoise des « subprime ».

Les optimistes pensent que le gouvernement maitrise parfaitement la situation et que l’épargne locale peut étouffer la crise. Les pessimistes s’alarment. Ce qui est certain, c’est que la croissance chinoise est en phase de décélération et que sa contribution à la croissance mondiale diminue.

Il reste que l’économie américaine est bien orientée et que l’économie européenne poursuit son rétablissement. D’autre part les entreprises, qui ont été très prudentes pendant la crise, ont les moyens d’une politique plus agressive, sous forme d’investissement et d’opérations de fusion-acquisition. Cela est évidemment apprécié par les marchés.

La contrainte est donc de gérer la volatilité au moyen d’une allocation diversifiée. La difficulté est de s’adapter au changement intervenu dans les valeurs refuges. Certaines gestions, comme Carmignac, qui ont misé sur le dollar comme valeur refuge, ont été pénalisées jusque-là. Cela peut changer et justifie une approche multi-gestionnaire.






François PASQUIER,
Le 18 mars 2014


> Suivi des OPCVM


Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> Privilégier les enveloppes à fiscalité réduite

Dans le contexte actuel de pression fiscale accrue, qui se traduit par une imposition des revenus et des plus-values du patrimoine à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, il est manifeste qu’il faille préférer pour ses placements les enveloppes à fiscalité réduite.

Le premier avantage de ces enveloppes est leur étanchéité en sorte que les mouvements à l’intérieur de l’enveloppe n’ont aucune incidence fiscale. On peut gérer activement sans voir son capital entamé par les frottements fiscaux. Le deuxième avantage est que la taxation n’intervient qu’en cas de retrait hors de ces enveloppes sur la plus-value incorporée dans le rachat selon une fiscalité dégressive selon l’antériorité de l’enveloppe. La plus-value incorporée étant proportionnelle à la plus-value de l’enveloppe, elle est faible au début alors que l’imposition est élevée, et lorsqu’elle est plus significative au terme de quelques années, l’imposition est plus légère.

Outre les avantages fiscaux, ces enveloppes offrent un large éventail  de solutions financières, en termes de risques, de rendement et de diversification. . Elles offrent aussi des solutions peu couteuses en termes de liquidités. Il est possible d’obtenir de manière automatique une avance sur son contrat d’assurance-vie ou son bon de capitalisation, jusqu’à hauteur de 60% de l’épargne accumulée, sur une durée maximale de trois ans

L’assurance-vie est la solution plébiscitée par les épargnants en raison de ses avantages en termes de transmission mais aussi en raison d’une offre financière permettant de satisfaire un besoin de sécurité. L’utilisation de plusieurs contrats permet de combiner les atouts de différentes propositions et de gérer de manière indépendante différentes clauses bénéficiaires.

Le bon de capitalisation comporte une offre financière identique et peut répondre à certains objectifs patrimoniaux (transmission anticipée d’actifs financiers, protection du conjoint survivant) ;

Le PEA et le PEA-PME sont réservés à des placements en action européennes soit en titres vifs, soit en OPCVM. Ils permettent au terme d’une ancienneté de cinq ans de ne plus supporter que les prélèvements sociaux sur la plus-value réalisée que ce soit par encaissement de revenus pu par revalorisation des titres. Le PEA bénéficie désormais d’un plafond de versement de 150 000 euros et le PEA-PME d’un plafond de 75 000 euros. Le PEA et le PEA-PME peuvent être logés dans une banque ou dans une compagnie d’assurance sous forme de bon de capitalisation.

Le PERP (plan d’épargne retraite populaire) est une enveloppe proposée aux actifs en vue d’obtenir des revenus complémentaires lors de leur retraite. Le produit se distingue par une incitation fiscale lors des versements (déductibles du revenu imposable dans la limite chaque année de 10% du revenu professionnel) et une contrainte à la sortie de transformer au moins 80% de l’épargne accumulée en rente viagère. Pendant la phase d’épargne, il permet comme les contrats d’assurance-vie de gérer activement son épargne sans frottement fiscal.

Conclusion pratique : plutôt que de stocker son épargne sur des livrets mal rémunérés et lourdement imposés, il est préférable d’alimenter les enveloppes dont on dispose (assurance-vie, PEA) et le cas échéant de prendre date en ouvrant de nouvelles enveloppes (assurance-vie, bon de capitalisation, PEA et PEA-PME) et bien entendu, pour les actifs, en ouvrant un PERP.


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