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HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements n°109 : Coup de froid

La quinzaine écoulée a été marquée par d’importantes prises de bénéfice sur les marchés développés. L’indice mondial MSCI perd 2,36% et revient en territoire négatif. Dans cette phase de repli, le marché directeur aura été le NASDAQ qui recule de 3,75%. Il est vrai que l’indice, qui avait progressé de 39% en 2013, intégrait des valorisations très optimistes notamment dans le domaine des biotechnologies et aussi dans le domaine de l’internet. Ces dégagements justifiés par les niveaux atteints ont alimenté un courant de scepticisme alors que les valorisations se sont normalisées et doivent être validées par une progression des bénéfices.

De fait, depuis le début de l’année, les marchés des pays développés alternent les phases de hausse, pour raison macroéconomique et monétaire, et les phases de baisse faute de données microéconomiques justifiant la tendance. Comme les données du premier trimestre 2014 seront affectées aux États-Unis par les effets de la vague de froid, il faudra sans doute attendre les données du 2ème trimestre pour asseoir une tendance.

Le marché japonais a lui aussi corrigé (-5%) en raison de l’absence de nouvelle initiative de la Banque centrale et du ralentissement chinois.

Si les questions de valorisation ont perturbé les marchés développés, elles ont favorisé une reprise des pays émergents qui gagnent 2,10% sur la quinzaine. La dépréciation des cours intervenue depuis mai 2013 ont redonné beaucoup d’attrait à des valeurs qui sont au cœur du gisement de croissance des prochaines années.

Dans cette phase de correction, les obligations souveraines des pays développés ont servi de refuge et les pays du Sud de l’Europe ont bénéficié d’une baisse de leur coût de refinancement.

La zone euro est victime de l’appréciation de sa monnaie qui résulte tant d’une balance commerciale excédentaire que d’un afflux de capitaux à la recherche de valeurs décotées. La BCE semble avoir pris la mesure des risques de déflation que pourrait provoquer cette appréciation et pourrait prendre des initiatives.

Ces mouvements de va et vient entre valeurs décotées et valeurs de croissance valident le choix de portefeuilles bien diversifiées. La protection offerte par les obligations justifie l’emploi de cette classe d’actifs (voir page 3).


François PASQUIER,
Le 14 avril 2014

> Suivi des OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> Des fonds obligataires tout terrain : « M&G Optimal Income » et « SP Opportunité Européenne »

Les obligations constituent une classe d’actifs qui contribuent à réduire la volatilité d’un portefeuille. En effet l’obligation en raison d’une échéance à laquelle elle sera remboursée et d’un coupon qui assure un revenu récurrent a un profil beaucoup plus régulier qu’une action et pour cette raison elle sert de refuge en période de crise boursière. On sait cependant que la valeur de marché de l’obligation  fluctue en fonction de l’évolution des taux d’intérêt et tout laisse à penser qu’après une décrue des taux d’intérêt pendant 30 ans on aborde une phase de hausse qui serait défavorable aux obligations. Cette assertion doit être nuancée car elle ne sera vérifiée que si nous évitons la trappe déflationniste. Mais surtout il faut prendre en compte que le monde obligataire, qui est beaucoup plus vaste que celui des actions, comporte de multiples compartiments qui peuvent à tour de rôle, selon les circonstances, offrir des opportunités ou des possibilités d’arbitrage. Le segment des obligations souveraines réagit différemment de celui des obligations d’entreprises et au sein de ce dernier les obligations de qualité (Investment Grade) se distinguent des obligations à haut rendement. Ajoutons les obligations émises par les banques, les obligations sécurisées et les obligations convertibles en actions. Dans notre sélection de fonds obligataires, nous avons retenu deux fonds « tout terrain » très complémentaires. Ils sont « tout terrain » parce qu’ils ont la capacité de travailler tous les segments du marché obligataire soit au moyen d’une gestion active autorisant la rotation des titres de différentes natures (M&G Optimal Income) soit au moyen de stratégies d’arbitrage (SP Opportunité Européenne). Les fonds sont complémentaires car le fonds M&G Optimal Income comprend une majorité d’obligations britanniques et américaines et SP Opportunité Européenne est concentré sur la zone euro. Ces deux fonds contribuent efficacement à la diversification et à la rentabilité de nos portefeuilles. Pour des raisons plus circonstancielles nous avons complété la poche obligataire en renforçant certaines niches, comme les obligations bancaires avec Axiom Obligataire, les obligations haut rendement avec Sunny Euro Sratégic, les convertibles avec DNCA Invest Convert.

M&G Optimal Income et SP Opportunités Europe ont pour leur part un rôle de fond de portefeuille.

M&G Optimal Income : L’objectif du fonds est d’assurer la croissance du capital et des revenus par des placements dans un large éventail de valeurs à revenu fixe, selon ce que le gestionnaire du fonds considère comme les opportunités les plus prometteuses. Le gestionnaire peut également choisir d’investir dans une partie du portefeuille d’actions d’une entreprise s’il considère leur valeur supérieure à celle des obligations. Le fonds a vocation à offrir des rendements supérieurs à l’ensemble des domaines du marché des obligations sur le long terme. Le fonds peut recourir à des instruments dérivés aux fins de placement.

SP Opportunité Européenne : Le fonds a pour objectif de surperformer, sur la durée de placement recommandée, son indicateur de référence Eonia + 3%. Schelcher Prince Opportunités Européennes est un fonds obligataire multistratégies qui investit sur l'ensemble du spectre des obligations via une gestion irriguée par les sav oir-faire de Schelcher Prince.


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