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HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements N°111 : Reprise

Au cours de la quinzaine écoulée, les marchés se sont appréciés. L’indice « actions » des pays développés a progressé de 1,35% et celui des pays émergents de 1,97%. Mais la progression depuis le début de l’année n’est respectivement que de +1,5% et de 0,6%. Les marchés restent ballotés entre une amélioration du contexte économique et financier et une dégradation de la situation géopolitique. Le premier facteur explique la résistance des marchés d’actions tandis que le second contribue à la performance des marchés obligataires considérés comme des refuges. L’explication de cette situation paradoxale, c’est le maintien d’une politique monétaire accommodante qui se traduit par une abondance de liquidités à la recherche de plus-value, notamment sur des valeurs décotées susceptibles d’être rachetées, et de rendement sur des placements qui comportent encore une prime de risque.

Au plan conjoncturel, la relative stagnation de l’économie américaine au premier trimestre en raison de la vague de froid, a laissé place à une reprise soutenue que confirment les indicateurs de confiance ISM. En Europe, l’économie a retrouvé une pente de croissance, plus ou moins accentuée selon les efforts consentis pour améliorer la compétitivité. Dans les pays émergents, le freinage monétaire justifié par des déséquilibres trop marqués est compensé par une reprise du commerce international.

Au plan monétaire, la Réserve Fédérale américaine a tempéré son discours sur la prochaine remontée des taux d’intérêt alors qu’en Europe la BCE laisse envisager une intervention en juin pour contrer l’appréciation de l’euro et la pression déflationniste qui l’accompagne.

Les marchés d’actions sont animés par les projets de fusion-acquisition qui font apparaitre des primes de contrôle de l’ordre de 20% par rapport aux derniers cours côtés.

Si les marchés sont tempérés par leur propre audace, ainsi qu’en témoigne la volatilité du NASDAQ, ils sont surtout freinés par la résurgence du risque géopolitique provoquée par l’agressivité de la Russie. Face à cette menace, ce n’est point l’or qui sert de refuge mais les obligations souveraines américaines et allemandes. Et comme les perspectives de la zone euro s’affermissent, la baisse des taux allemands est amplifiée sur les marchés périphériques, Italie, Espagne, Portugal.

Dans ce contexte, c’est l’équilibrage des portefeuilles qui permet de rester serein. Pour la part des actions hors zone euro, l’enjeu principal est la baisse de l’euro qui semble enfin retenir l’attention de la banque centrale. 

François PASQUIER

> Suivi des OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> Rappel de quelques règles applicables pour l’ISF

Abattement concernant le patrimoine immobilier :

- Résidence principale : abattement de 30% sur la valeur vénale (alors que cet abattement n’est que de 20% pour les droits de succession lors de la première succession).

- Logement loué : pour tenir des comptes des contraintes légales sur la cession d’un tel bien, il est admis de pratiquer un abattement qui tient compte de la durée restant à courir du bail et du niveau de loyer. Les abattements usuels sont de l’ordre de 20%.

- Immeuble détenu en indivision : il est admis compte tenu d’un mode de détention qui requiert l’accord de tous les indivisaires et qui est donc un frein à la libre négociation du bien de pratiquer un abattement de l’ordre de 20%.

- Immeuble démembré: le démembrement ne peut être un motif de décote, l’usufruitier étant redevable de l’ISF sur la valeur en pleine propriété, sauf s'il s'agit :
  - De l’usufruit légal du conjoint survivant
  - D’une donation avec réserve d’usufruit au profit de l’État ou d’une collectivité locale,
  - D’une vente avec réserve d’usufruit au profit du vendeur.Dans ces trois situations, usufruitier et nu propriétaire sont imposés séparément  sur la valeur de leurs droits.


- Immeuble démembré dont la nue-propriété est détenue par une indivision. Dans ce cas de figure, l’usufruitier redevable de l’ISF peut pratiquer un abattement compte tenu de la détention indivise de la nue-propriété. (Arrêt de la Cour de cassation du 14 décembre 1999, n° 97-18810). C’est une situation assez fréquente soit à la suite d’une succession, soit à la suite d’une donation-partage avec réserve d’usufruit au profit des donateurs.

Bois et forêts et parts de groupements forestiers :
Ces biens bénéficient d’une exonération partielle à concurrence de trois quarts de leur valeur, sous les conditions fixées pour l’exonération des droits de succession : délai de détention minimum de deux ans, engagement d’exploitation pendant trente ans, certificat et bilan de la mise en œuvre d’une gestion durable

Biens ruraux donnés à bail à long terme ou à bail cessible et parts de GFA :
Ces biens, s’ils n’ont pas le statut de biens professionnels, sont exonérés partiellement pour 75% de leur valeur jusqu’à 101 897 € et 50% au-delà.

Titres détenus par les salariés et les mandataires sociaux :
L’exonération à concurrence de trois quarts de leur valeur est subordonnée à la condition que les actions ou parts soient conservées pendant au moins six ans à compter du 1er janvier de l’année au titre de laquelle l’exonération est demandée pour la première fois. Sous réserve du respect de la durée de conservation de six ans, les retraités peuvent bénéficier de l’exonération partielle pour les titres qu’ils détenaient depuis au moins trois ans au moment de la cession de leurs fonctions.

Mobilier :
Il est possible soit d’opter pour le forfait mobilier, qui est valorisé à 5% de l’actif brut, soit à une estimation de la valeur vénale du mobilier. Sachant que les objets d’antiquité, d’art ou de collection sont exonérés d’ISF, la valeur du mobilier telle qu’estimée en salle des ventes est souvent dérisoire. Aussi il est préférable de retenir cette méthode de valorisation plutôt que le forfait mobilier pénalisant.

> Nos portefeuilles de référence


Évolution graphique des portefeuilles de référence depuis le 1er janvier 2005