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HORAIRE D'APPEL

Marchés et Placements n° 113 : La B.C.E n'a pas déçu

La banque centrale européenne (BCE) n’a pas déçu. Lors de sa dernière réunion le 5 juin, elle a annoncé un programme de soutien qui a rassuré les marchés. L’ensemble des taux est abaissé, avec le prêt marginal à 0,40% au lieu de 0,75%, les opérations principales de refinancement à 0,15% au lieu de 0,25% et, principale innovation, la facilité de dépôt auprès de la BCE sera facturée à 0,10% ce qui devrait fluidifier le marché interbancaire. La BCE met aussi en place une opération de refinancement ciblé sur quatre ans (LTRO) portant sur 400 milliards d’euros au taux de 0,25% permettant de refinancer 7% de l’encours de crédit au secteur privé non financier et hors logement, puis trois fois l’accroissement net de cet encours. L’objectif est donc de relancer le crédit bancaire.

La réaction des marchés a été très positive et les investisseurs sont revenus sur les actifs risqués, qu’il s’agisse des actions ou des obligations notamment des pays périphériques de la zone euro. Cette bonne humeur n’a pas été perturbée par les nouvelles macroéconomiques.Les dernières statistiques publiées en Espagne et en Italie sont encourageantes. L’investissement commence à repartir, l’emploi donne des signes d’amélioration et la production industrielle progresse à +1,7% et +0,7% respectivement. Aux États-Unis, après les signaux encourageants envoyés par les ISM et les chiffres de l’emploi en tout début de mois, la révision à la hausse des ventes au détail d’avril va dans le sens d’un probable rebond du PIB au T2 après le trou d’air du T1.

Cependant en fin de période on a assisté à un retour du risque géopolitique notamment en raison de la situation en Irak. Cela a provoqué une hausse du prix du pétrole. Toutefois il apparait que les marchés ont une faculté surprenante à absorber ces inquiétudes, qu’il s’agisse de l’Ukraine ou de l’Irak. L’écrasement de la volatilité est sans doute une des conséquences de la politique monétaire, l’abondance d’une liquidité quasiment gratuite incitant les investisseurs à prendre ou conserver le risque. Cela nécessite cependant de rester prudent et bien diversifié.

Cette diversification a permis à nos portefeuilles de bien se comporter. Les fonds d’actions monde ont tiré parti du rebond du dollar et de l’amélioration des perspectives dans les pays émergents. Compte tenu de la baisse des taux d’intérêt, nous allégeons la poche obligataire pour renforcer la poche des fonds flexibles (voir page 3).


François PASQUIER,
Le 17 juin 2014

> Suivi des OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> Aménagement de notre allocation d’actifs

Il s'agit d'aménagements mineurs qui ne modifient pas le profil de risque de notre modèle, l'objectif poursuivi restant le même, à savoir assurer dans la durée une progression de l’épargne supérieure au rendement du fonds général avec une volatilité contrôlée.

La méthode mise en œuvre est celle de la diversification, tant au niveau des classes d'actifs (actions, obligations, devises) qu'au niveau des styles de gestion. Cette diversification permet d'avoir une exposition au marché des actions de l'ordre du tiers du portefeuille avec un risque atténué notamment en raison de la contribution des fonds flexibles et en raison de la faible corrélation entre les fonds « value » et les fonds « croissance ».

Le présent arbitrage consiste à réduire la poche obligataire qui passe de 20% à 16% au profit de la poche actions (+1%) et surtout de la poche « flexible » (+3%). Le niveau actuel des taux d'intérêt réduit les opportunités en termes de portage et nous conduit à nous concentrer sur les niches que représentent les subordonnées bancaires, les convertibles et les arbitrages. Les actions constituant le moteur principal de la performance, nous augmentons légèrement notre exposition principalement au travers des fonds flexibles qui offrent l'avantage de la réactivité par rapport aux conditions de marchés.

Dans le choix des supports,

Dans la poche obligataire, nous sortons le fonds Templeton Total Global Return dont la volatilité est trop élevée,

Dans la poche flexible, nous ajoutons CAMONDO géré par KEREN FINANCE et ARTY géré par la FINANCIERE de l'ECHIQUIER, ces deux fonds conjuguant de manière flexible placements en actions et en obligations.

Et dans la poche actions, nous ajoutons un fonds de valeurs de forte croissance (UNCIA GLOBAL HIGH GROWTH) pour tire parti des mutations technologiques.



UNCIA GLOBAL HIGH GROWTH (informations clés pour l’investisseur)

OPCVM de classification « Actions Internationales », UNCIA GLOBAL HIGH GROWTH est un fonds dynamique recherchant la performance à long terme à travers l’exposition sur des valeurs de croissance forte (« High Growth ») cotées sur les marchés internationaux, y compris émergents. Ces valeurs sont sélectionnées de façon discrétionnaire (politique de « stock-picking »). Ces valeurs sont des sociétés dont la croissance estimée et/ou historique est forte. La croissance historique ne préjuge pas de la croissance future de la société.

Au regard du caractère discrétionnaire du portefeuille, la gestion n’est corrélée à aucun indice. Toutefois la performance pourra être comparée a posteriori à celle de l’indice MSCI All Country World Index en devises locales, calculé dividendes nets réinvestis (Code Bloomberg NDLEACWF).

Le fonds est spécialisé dans les sociétés de croissance forte de qualité dites « High Growth » cotées sur les cinq continents (Europe, Afrique, Amérique, Asie, Océanie), y compris les pays émergents. Les investissements sont réalisés de façon discrétionnaire, en s’appuyant sur l’analyse fondamentale et les rencontres avec les dirigeants. Les principaux critères économiques et financiers analysés portent notamment sur la capacité de la société à doubler de taille à horizon 5 ans, son positionnement concurrentiel, la soutenabilité de son avantage concurrentiel, sa capacité d’innovation, ses options de croissance, sa capacité à générer des Flux de Trésorerie Libres positifs, sa structure financière. Les investissements sont réalisés sans contrainte géographique, ni sectorielle et ne cherchent pas à reproduire la performance d’un indice.


> Nos portefeuilles de référence


Évolution graphique des portefeuilles de référence depuis le 1er janvier 2005