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HORAIRE D'APPEL

Marchés et Placements n° 114 : Prise de bénéfice

Les marchés plafonnaient depuis quelque temps, et faute de catalyseur, étaient tentés par des prises de profit.Les causes ont été multiples, tant conjoncturelles que monétaires et géopolitiques.

La très forte correction de l’estimation du PIB du 1er trimestre américain, qui a fait apparaitre un recul de 2,9% en raison de la baisse des exportations et de la consommation domestique, a jeté un doute sur la situation conjoncturelle. En Europe le léger recul des indices de confiance a conforté ce scepticisme.

Au plan monétaire, des voix discordantes parmi les membres de la Réserve Fédérale ont brouillé le message lénifiant que celle-ci a voulu délivrer.

Enfin, la crise ukrainienne, qui semblait s’apaiser, est loin d’être réglée, et la menace sur l’approvisionnement en gaz de l’Ukraine est bien réelle. En Irak, la progression des forces djihadistes menace la région pétrolière au Nord du pays et réactive le foyer de crise moyen-oriental.

Dans ces conditions, les valeurs les plus sensibles au cycle économique ont subi des corrections. Le secteur bancaire a lui aussi été attaqué. La sanction subie par BNP-PARIBAS pour des infractions que d’autres banques pourraient avoir commis a incité à la prudence.

Les obligations souveraines allemandes et américaines ont servi de valeurs refuges, les taux d’intérêt à 10 ans reculant de part et d’autre de l’Atlantique de 9 points, en dépit de leur niveau très bas.  L’or a progressé de 3,5%.

Dans ce contexte, ce sont les fonds « value » (R Club, CENTIFOLIA) qui ont été les plus affectées, cependant que les fonds de croissance (Comgest Monde, Échiquier Global) étaient préservés.

L’horizon des marchés devrait s’éclaircir à partir de mi-juillet avec la publication des résultats des entreprises pour le 2ème trimestre. Dans l’intervalle, on peut craindre un peu de volatilité.

Dans cette période de doute, qui entraine de rapides rotations sectorielles, on relèvera la bonne tenue des valeurs foncières qui bénéficient de la baisse des taux, et des valeurs technologiques qui ont effacé la récente correction et qui anticipent la reprise des investissements.

François PASQUIER,

Le 2 juillet 2014

> Suivi des OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures

> Avantage à l'assurance-vie

Une disposition de la loi de finances pour 2014 entre en application au 1er juillet. Cette disposition modifie la fiscalité applicable au capital décès dans le cadre de contrats d’assurance-vie alimentés depuis le 13 octobre 1998 par un assuré de moins de 70 ans ou dans le cadre de contrats ouverts avant le 20 novembre 1991.

L’article 990I du Code Général des Impôts, ainsi modifié, prévoit que le capital décès perçu par un bénéficiaire à raison du décès de l’assuré,

Est exempt d’imposition dans la limite de 152 500 euros,
Puis assujettis à une taxe de 20% sur la tranche supplémentaire jusqu’à 700 000 euros (au lieu de 902 838 euros jusqu’alors), 
Puis assujettis à une taxe de 31,25% (au lieu de 25% jusqu’alors) sur l’excédent.

Cette mesure réduit encore l’avantage fiscal attaché à l’assurance-vie pour la transmission, qui rappelons-le était totalement exonérée dans ce cadre jusqu’en octobre 1998.

Cette diminution des avantages fiscaux permet d’écarter l’argument développé par certains selon lequel il faudrait cantonner la part de l’assurance-vie dans le patrimoine, à raison d’un risque d’abus de droit. Le législateur a mis en place les seuils qui limitent ces avantages. Aussi peut-on largement utiliser l’assurance-vie pour la gestion de son patrimoine financier, du fait

Que chaque contrat constitue une enveloppe à l’intérieur de laquelle on peut gérer librement en utilisant toute la gamme des supports proposés,
Que chaque contrat offre des facultés d’avance automatique,
Et qu’enfin la fiscalité sur les rachats est dégressive selon l’ancienneté des supports.

D’autre par le durcissement de la fiscalité applicable à la transmission doit s’analyser de manière relative.

La multiplication des bénéficiaires permet d’utiliser autant de fois l’abattement de 152 500 euros et la première tranche taxée à 20%.

D’autre part le nouveau taux de 31,25% reste plus avantageux que le barème des droits de succession lorsque les bénéficiaires ne sont pas des descendants en ligne directe, ou pour les descendants en ligne directe si leur part successorale excède 902 838 euros.

Le régime applicable aux versements effectués après 70 ans sur des contrats ouverts après le 20 novembre 1991 est moins favorable (article 757 B du CGI) et doit donc inciter à loger dans l’assurance-vie l’épargne accumulée avant cet anniversaire.


> Nos portefeuilles de référence

Évolution graphique des portefeuilles de référence depuis le 1er janvier 2005