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HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements n°125 : Brutal décrochage

Au cours de la quinzaine écoulée, les marchés ont fortement corrigé. L’indice mondial des pays développés recule de 3,67% et celui des pays émergents de 6,5% ; Dans le même temps les obligations souveraines américaines, allemandes et françaises servent de refuge et les rendements sur des durées de 10 ans touchent des plus bas (0,68% en Allemagne, 0,89% en France, 2,08% aux États-Unis). Ces indications semblent présager une nouvelle récession, ce qui parait surprenant au vu des récentes données macro-économiques.

Deux facteurs ont perturbé les marchés, l’effondrement du prix du pétrole et le risque d’une crise politique en Grèce.

Le prix du pétrole a baissé de 10% sur la dernière semaine et de 45% depuis le début de l’année. C’est une crise de l’offre excédentaire de 2 millions de baril jour, dans un contexte de développement du pétrole de schiste aux États-Unis et d’une demande moindre en Chine. La stratégie de l’OPEP, qui n’a pas voulu réduire les quotas, est de peser sur les producteurs américains. De fait cette baisse du prix a pesé sur les sociétés pétrolières et tout particulièrement sur les petites compagnies américaines qui se refinancent sur le marché des obligations à haut rendement. En Europe, où la baisse du prix du pétrole est un soulagement pour les industriels et les consommateurs, on craint une amplification des pressions déflationnistes. C’est pour cette raison que la dégradation de la situation politique en Grèce a été mal perçue. Il a été en effet décidé d’anticiper l’élection du Président de la République par le Parlement. S’il n’est pas possible de réunir la majorité nécessaire, il faudra élire un nouveau Parlement avec le risque d’une forte représentation du courant anti-européen. La crainte est que la résurgence des tensions politiques ne vienne paralyser les autorités politiques et monétaires alors qu’il faut relancer l’investissement et combattre la déflation par des injections de liquidités. Dans ce climat, toutes les informations sont interprétées négativement, ce qui a été notamment le cas pour les derniers chiffres de la production industrielle en Chine.

Tout cela parait excessif au regard d’une situation américaine qui reste dynamique, d’une croissance mondiale qui reste positive (autour de 2,5%). La globalisation des marchés qui donne un retentissement à chaque crise locale (Russie, pays exportateurs de pétrole) induit cette volatilité. Il faut la supporter en utilisant la stratégie de diversification.

François PASQUIER
Le 16 décembre 2014

> Suivi des OPCVM


> Chronique patrimoniale : Solidité des compagnies d'assurance

Le fonctionnement des compagnies d’assurance est encadré par des règles prudentielles dont l’application est contrôlée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR)

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, autorité administrative indépendante, veille à la préservation de la stabilité du système financier et à la protection des clients, assurés, adhérents et bénéficiaires des personnes soumises à son contrôle.

Ses missions et son champ de compétence sont définies par l’article L. 612-1 du Code monétaire et financier.

Son président est le gouverneur de la Banque de France. Son organisation et son fonctionnement ont pour objectif d’assurer la mise en œuvre de toutes les compétences nécessaires à la réalisation de ses missions, garantissant réactivité, efficacité et cohérence de la prise de décision

La loi du 25 juin 1999 a créé un fonds de garantie des assurances de personnes. En cas de défaillance d’une société d’assurances de personnes, le Fonds de garantie a pour objet de préserver les droits des assurés, des souscripteurs, des adhérents et des bénéficiaires de leurs contrats d’assurance vie, de capitalisation, couvrant des dommages corporels, ou prévus à l’article L.441-1 du code des assurances.Le Fonds de garantie est actionné par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) lorsque la société d’assurances n’est plus en mesure de faire face à ses engagements envers les assurés, et lorsque l’Autorité de contrôle a épuisé les moyens dont elle dispose. L’indemnisation prévue dans le cadre de la mise en œuvre de la garantie prend en compte l’ensemble des provisions représentatives des droits résultant des contrats d’assurance ou contrats et bons de capitalisation afférents à un même assuré, un même souscripteur de contrat, un même adhérent ou un même bénéficiaire de prestations

Ces provisions sont reconstituées dans la limite de deux plafonds :

·  jusqu’à concurrence* d’un montant de provisions techniques de 70 000 euros pour toutes les prestations (sauf dans les cas mentionnés ci-après) ;

  Jusqu’à concurrence* d’un montant de provisions techniques de 90 000 euros pour les rentes résultant de contrats d’assurance en cas de décès et pour les rentes d’incapacité et d’invalidité

Fin 2013, le fonds disposait d'un actif de près de 392 millions d'euros auquel s'ajoute 328 millions d'euros à titre de réserve constituée par les entreprises adhérentes, soit des ressources d'un montant global de 720 millions d'euros.

Enfin, en cas de besoin, le fonds de garantie peut emprunter auprès des entreprises adhérentes un montant au plus égal au montant global de ses ressources.

La capacité d'action du fonds de garantie des assurances de personnes s'élève donc actuellement à environ 1,44 milliard d'euros.

Ce faible montant est à mettre en comparaison avec les sommes investies par les français en assurance vie, épargne évaluée à plus de 1 000 milliards d’euros.

La conclusion est que le fonds de garantie ne peut intervenir qu’à la marge sur des petits dossiers. La référence à la limite d’indemnisation par compagnie est généralement sans intérêt pour les grandes compagnies qui représente un risque systémique à la charge des autorités politiques. On l’avait d’ailleurs expérimenté aux Etats Unis en 2008 lorsque la compagnie AIG a été de fait nationalisée pour pallier ses difficultés financières.

La solidité des compagnies repose sur la stratégie mise en œuvre par les dirigeants et sur la vigilance de l’ ACPR pour s’assurer de la qualité du bilan et prévenir les dérives.

On notera à ce sujet la stratégie mis en œuvre par la MONDIALE depuis quelques années pour développer ses activités par rapprochement avec des caisses de retraite complémentaire et bénéficier des synergies liées à cet effet de taille.  Dans cette optique AG2R La Mondiale et Réunica s’unissent pour devenir, au 1er janvier 2015, le premier Groupe de Protection Sociale (GPS) en France.

Le 21 novembre 2014, Standard & Poor’s a révisé les notes de La Mondiale et d’AG2R Prévoyance : si la note de crédit attribuée par l’agence reste BBB+, elle est assortie désormais d’une perspective positive.

L’agence souligne un renforcement des fonds propres du groupe grâce au rapprochement avec Réunica et Via Santé, améliorant le ratio de solvabilité de 10 %. Cette consolidation améliore encore la perspective de qualité de crédit du groupe. La consolidation de la position concurrentielle du nouvel ensemble participe également à la révision à la hausse de la perspective.


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