vous souhaitez
être contacté
HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements n°126 : Un rebond plus qu'un rallye

Depuis le 12 décembre, les marchés ont corrigé la forte dépréciation enregistrée en début de mois. Les marchés d’actions ont repris près de 5%. Les craintes de déstabilisation provoquées par la chute brutale du prix du pétrole et par la crise politique en Grèce ont été tempérées par l’impact positif sur la croissance de la baisse du prix du pétrole et de la dépréciation de l’euro. Ces deux facteurs ont d’ailleurs poursuivi leur évolution, le prix du Brent en dollars perdant à nouveau 7% et l’euro reculant de 2,7% vis-à-vis du dollar. On considère désormais que la baisse du prix du pétrole pourrait apporter 0,5% de croissance supplémentaire et que ce facteur conjugué à la dépréciation de l’euro et à la baisse des taux d’intérêt pourrait augmenter d’environ 10% les prévisions de bénéfices des entreprises pour 2015 en Europe.

Il reste que la situation reste très incertaine en raison des pressions déflationnistes qui s’exercent en Europe et des craintes que l’agitation politique ne limite la capacité d’intervention de la Banque Centrale Européenne. Aussi les obligations souveraines, allemandes et françaises, ont servi de refuge à des liquidités abondantes qui ont poussé les rendements à des niveaux jamais atteint (0,50% sur le 10 ans allemand, 0,75% sur le 10 ans français).

Au final, l’année 2014 aura été très positive pour les actions internationales, qui ont profité en outre de l’effet de change, et décevante pour les actions européennes, mais cela reflète les écarts conjoncturels. Les obligations souveraines ont bénéficié de la baisse des taux, mais les obligations d’entreprises ont été handicapées par des primes de risque déjà très comprimées.

Pour l’année 2015, on pronostique une croissance positive mais modérée. L’économie américaine reste stimulée par l’amélioration du pouvoir d’achat du consommateur, l’Asie profite de la baisse du prix des matières premières et l’Europe pourrait enfin connaitre une reprise. Mais les marchés pourraient se montrer assez hésitants comme en 2014, en raison des doutes qui subsistent sur la capacité des banques centrales à enrayer les pressions déflationnistes et en raison des aléas provoqués par les tensions géopolitiques. On privilégiera les valeurs de croissance dans les fonds internationaux et les fonds flexibles pour gérer la volatilité.

François PASQUIER
Le 6 janvier 2015


> Suivi des OPCVM

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures


> Chronique patrimoniale

Taux d’intérêt légal.(arrêté du 23 décembre 2014)
Une récente ordonnance a modifié le mode de calcul du taux d’intérêt légal. Il était jusqu’alors égal à la moyenne du taux de rendement des bons du trésor à 3 mois au cours de l’année écoulée. Selon cette méthode le taux appliqué en 2014 était de 0,04%. La nouvelle méthode vise à pratiquer un taux qui soit du niveau de celui pratiqué sur le marché des crédits aux particuliers en se référant aux marges habituellement appliquées par les établissements financiers. Pour le premier semestre 2015 le taux d’intérêt légal pour les créances des personnes physiques a été fixé à 4,06%.

Taxe d’habitation sur les résidences secondaires (loi de finances rectificative pour 2014) :
A compter de 2015, la loi autorise les communes à majorer de 20%, la taxe d’habitation due au titre des logements meublés non affectés à l’habitation principale et situés dans certaines zones. (Communes appartenant à une zone d’urbanisation continue de plus de 50 000 habitants où existe un déséquilibre marqué entre l’offre et la demande – Un décret du 10 mai 2013 fixe la liste de ces communes)

Chaque commune pourra librement décider de l’application de cette contribution additionnelle et facultative. Une délibération devra être entérinée avant le 28 février 2015 pour que le prélèvement soit applicable dès 2015.

La loi a prévu pour certaines situations, la possibilité de demander par voie de réclamation contentieuse, le dégrèvement de cette imposition. (Notamment lorsque pour une raison étrangère à sa volonté, le contribuable ne peut affecter le bien à un usage d’habitation principale).

Fiscalité de l’or, des métaux précieux et objets d’art  (loi de finances pour 2014).
Les transactions sur les métaux précieux sont  taxées à hauteur de 10,5% (10% de taxe + 0,5% de CSG/CRDS) contre 8% (7,5% de taxe + 0,5% de CSG/CRDS) précédemment. De même, la taxe forfaitaire a été relevée de 4.5% à 6% (hors CRDS de 0.5%) sur les bijoux ou objets d’arts, de collection ou d’antiquité.

Concernant le régime de taxation sur les plus-values sur les biens meubles, la durée de détention nécessaire à l’exonération totale des prélèvements sur les plus-values a été relevée de 12 à 22 ans. Les abattements au-delà de la 2ème année de détention ne seront plus que de 5% par an au lieu de 10%

C’est lorsqu’il effectue une vente que le résident fiscal français aura à payer soit une taxe forfaitaire ou sur les plus-values (dégressive), au choix, en fonction de l’opportunité qui l’avantage le plus.

D’après la loi, lors de la vente d’objets et de métaux précieux (bijoux, or physique, objets d’art…) ou de leur exportation hors Union Européenne, les résidents fiscaux français sont tenus de verser une taxe forfaitaire de 10.5% du prix de cession ou de la valeur en douane (6,5% pour les objets d’art).

Ou, s’il le souhaite, le contribuable peut opter pour le régime de taxation des plus-values sur les biens meubles au lieu de cette première taxe forfaitaire. Ce n’est alors plus le prix de vente ou la valeur en douane qui est imposée mais la plus-value réalisée. Elle est soumise à un taux global de 34,5%, soit un taux de 19% et 15,5% de contributions sociales. Mais cette plus-value imposable bénéficie d’un abattement de 5% par année de détention dès la 3ème année de détention, ce qui revient à une exonération totale après 22 années de détention.

Pour une vente réalisée en France, c’est à l’intermédiaire de collecter les taxes. Le prélèvement est effectué lors de la vente.


Le présent document ne constitue pas une recommandation d’investissement personnalisée. Conformément à la réglementation, toute souscription devra être précédée d’une évaluation de votre expérience, situation et objectifs. Il est recommandé avant tout investissement de lire attentivement les prospectus et documents tenus à votre disposition auprès de votre consultant Herez.

> Nos portefeuilles de référence


Évolution graphique des portefeuilles de référence depuis le 1er janvier 2005