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HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements n°129 : Le réveil des actions européennes

Au cours des trois dernières semaines, les marchés d’action ont fortement progressé. Dans les pays développés, la hausse a été de 4,6% et dans les pays émergents de 1,6%. Depuis le début de l’année, la progression est de 10% sur les deux zones. Au sein des pays développés, l’Europe (+11,6%) a pris le relais des États-Unis (+2.5%) et du Japon (+5,8%). Le retour de l’Europe tire parti de multiples facteurs. La baisse de l’euro (-6% contre dollar depuis le début de l’année) a redonné de la compétitivité aux entreprises exportatrices. La baisse du prix du pétrole accumulée en 2014 a donné de la marge aux entreprises et du pouvoir d’achat aux consommateurs. Enfin le volontarisme de la Banque Centrale Européenne, qui doit se traduire par des injections massives de liquidités pendant les dix-huit prochains mois, a renforcé l’attrait relatif des actions. Déjà les chiffres de la croissance au 4èmetriimestre ont montré l’amorce d’un rétablissement. Les publications des résultats des entreprises confirment cette amélioration. La confiance, que ce soit chez les consommateurs ou les chefs d’entreprises, progresse. Aussi les investisseurs sont de retour sur un marché européen qui reste fortement décoté par rapport au marché américain.

Si en début d’année, la hausse profitait d’abord aux valeurs de croissance, premières bénéficiaires de la baisse des taux d’intérêt, depuis une quinzaine on note le retour des valeurs cycliques (Renault, Valeo, Accor, Crédit Agricole). Dans notre sélection de fonds, les gestions « value » (Moneta, Centifolia) se positionnent en tête.

La situation peut paraitre d’autant plus surprenante que l’environnement géopolitique en Europe reste tendu. En Grèce il est difficile de concilier la rigueur financière et les promesses électorales. En France, le nouveau cap de la politique économique est mal assuré au plan parlementaire. Enfin en Ukraine, le conflit s’éternise en l’absence d’une vraie volonté de paix.

En fait, l’Europe est protégée par un contexte économique international bien orienté. Les États-Unis enregistrent un rythme de création d’emplois soutenu qui conforte la confiance du consommateur. En Asie, Chine et Inde profitent pleinement de la baisse du prix des matières premières. Enfin les innovations technologiques tant dans le domaine de l’information que de la santé créent des nouveaux marchés.

L’accélération de la hausse, comme les risques exogènes, peuvent créer de la volatilité. Aussi faut-il conserver des allocations très diversifiées qui intègrent des fonds flexibles à même de réagir à tout bouleversement.


> Suivi des OPCVM



Les performances passées ne préjugent pas des performances futures


> Chronique fiscale

Tiers provisionnel : comment alléger ses échéances.
L'acompte provisionnel, qui doit être réglé le 16 février, est calculé d'après le montant de l'impôt de 2014. Si la facture 2015 doit baisser, les avis n'en tiennent pas compte.

Comment sont calculés le tiers ou la mensualité ?
Le tiers provisionnel est calculé en fonction de l'impôt qui a été payé en 2014 sur la base des revenus de 2013. Les montants englobent les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine. En revanche, ils excluent les impositions proportionnelles, comme l'impôt sur les plus-values professionnelles à long terme ou encore l'impôt forfaitaire de 24 % sur les intérêts perçus sur les livrets fiscalisés (option réservée aux foyers fiscaux percevant moins de 2.000 euros d'intérêts par an). Concernant les mensualités, le montant de chaque prélèvement mensuel est égal au dixième de l'impôt de l'année précédente.

Comment calculer le montant de l'impôt ?
L'impôt sera quant à lui calculé sur les revenus perçus en 2014. Le plus sûr est d'utiliser le simulateur officiel, en ligne sur impots.gouv.fr. Il intègre la baisse d'impôt sur le revenu en faveur des ménages à revenus modestes, prévue par la loi de finances pour 2015. Selon vos besoins, vous pouvez utiliser le simulateur de calcul d'impôt sur le revenu en version simplifiée ou complète. Ce sera le cas si vous percevez des revenus d'activité autres que salariée (commerciale, libérale, agricole...), des loyers, ou encore si vous déduisez de vos revenus certains déficits.

De combien peut-on réduire le montant de l'acompte ?
Tout l'intérêt est d'alléger le montant des acomptes ou mensualités si vous estimez que vous aurez au final à payer moins que l'année précédente. Concernant le tiers provisionnel, on peut limiter le versement de l'acompte à un tiers du montant total de l'impôt.

Comment procéder ?
Si vous êtes mensualisé, vous avez jusqu'au 30 juin 2015 pour moduler vos prélèvements mensuels : soit directement sur Internet en accédant à votre espace particulier (il faut pour cela disposer de votre numéro fiscal de 13 chiffres qui figure sur l'avis d'imposition), soit auprès de votre centre prélèvement service (coordonnées sur impots.gouv.fr). Il faudra aussi donner votre numéro fiscal et votre numéro de contrat de mensualisation. Le changement prendra effet dès le mois suivant votre demande.

Si vous êtes prélevé à l'échéance, vous avez jusqu'au dernier jour du mois qui précède la date limite de paiement indiquée sur l'avis d'acompte pour moduler le montant du prélèvement à l'échéance soit sur impots.gouv.fr, soit auprès de votre centre.

Si vous payez directement en ligne via le site www.impots.gouv.fr ou un smartphone, il suffit de modifier le montant de votre ordre de paiement en indiquant la somme que vous souhaitez régler.

Si vous payez par titre interbancaire de paiement (TIP), établissez un chèque du montant à payer et joignez le TIP sans le modifier ni le signer. Si vous payez par chèque : établissez un chèque du montant à payer en y joignant le talon de paiement (sans le modifier ni le signer).

Quelles sanctions en cas d'insuffisance de versement ?
Il vaut mieux ne pas se tromper dans ses estimations, car les insuffisances de versement sont sanctionnées par une majoration de 10 %.


Source: Les Échos

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