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HORAIRE D'APPEL

Marchés et placements n°133 : Une remise à niveau

Les marchés ont sensiblement corrigé leur appréciation au cours de la période écoulée depuis le 10 avril. L’indice mondial des marchés a reculé de 5,2% mais conserve une progression de plus de 12% depuis le début de l’année. Les sujets de préoccupation sont multiples, que ce soit les difficultés de la Grèce à assurer le refinancement de sa dette, la baisse de régime de l’économie chinoise, les tensions politiques au Moyen-Orient, et enfin les incertitudes concernant la politique monétaire aux Etats-Unis. En fait l’élément déclencheur de la remise à niveau des marchés a été la prise de conscience de la forte décélération de l’économie américaine (première estimation d’une croissance au rythme de 0,2% au premier trimestre). Cela décale l’anticipation d’une remontée des taux aux Etats-Unis et en réduit l’ampleur. Dans ces conditions, le dollar qui était recherché dans la perspective d’une meilleure rémunération a fait l’objet de prise de bénéfices (-5,6%) et l’euro a fait l’objet de rachats précipités. Ce changement de direction sur les devises a entrainé le débouclement des positions spéculatives que ce soit sur les obligations (le Bund Allemand a plus que doublé son rendement) ou sur les actions. Le pétrole qui est libellé en dollar a rebondi de plus de 15% à la fois pour compenser la dépréciation du dollar et intégrer la dégradation de la situation en Lybie.

La sur-réaction des marchés, qui fait suite à un emballement trop rapide, devrait laisser place à une évaluation plus équilibrée de la situation. Le ralentissement conjoncturel aux Etats-Unis tient en partie à des phénomènes très spécifiques (vague de froid, grève dans les ports de la côte Ouest) qui n’auront plus prise au second trimestre. L’impact de la chute des investissements pétroliers devrait s’atténuer pour peu qu’un prix d’équilibre autour de 60$ s’établisse. D’autre part, la remontée de l’inflation, suite à la stabilisation du prix de l’essence et à la hausse des salaires dans un contexte de faible chômage, devrait inciter la Réserve Fédérale à enclencher, sans doute dès l’automne, la remontée des taux d’intérêt. Elle pourrait ainsi retrouver une marge de manœuvre pour la suite.

D’autre part, la politique monétaire suivie en Europe et au Japon continue de soutenir les marchés d’actions. Elle favorise les rapprochements de sociétés qui démontrent les réserves de valeurs qui subsistent dans certains dossiers. On l’a vérifié cette semaine avec les conditions du rachat de Norbert Dentressangle. Enfin les publications de résultats des sociétés européennes donnent dans l’ensemble des signaux rassurants.

Pour toutes ses raisons on ne peut délaisser les actions mais on peut s’y intéresser en dosant son risque au moyen de fonds flexibles (cf page 3).

François PASQUIER,
Le 4 mai 2015


> Suivi des opcvm

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures


> Chronique financière

Les fonds flexibles

Le but des fonds flexibles est de tirer parti du potentiel d’appréciation des marchés en maitrisant leur volatilité.

Les stratégies qui peuvent être mises en œuvre sont diverses et c’est leur assemblage qui permet de constituer un portefeuille diversifié encore mieux immunisé contre la volatilité.

L’objet du fonds flexible est de doser le risque selon les circonstances.Généralement le risque, principalement sur les actions, est encadré par le prospectus qui fixe les bornes de l’exposition. Il appartient ensuite au gérant de faire varier son exposition selon les circonstances.

Certains gérants utilisent comme boussole dans leurs allocation l’analyse macroéconomique, alors que d’autres privilégient l’analyse de la valorisation des marchés.

La flexibilité peut consister soit simplement à faire varier le taux d’exposition aux marchés d’actions, soit à utiliser toutes les classes d’actifs en faisant varier la répartition entre celles-ci.

Dans le premier cas, le gérant adapte son portefeuille soit en procédant à des achats et des ventes, soit en utilisant des couvertures au moyen des indices cotées sur les marchés à terme. Cette dernière technique présente l’avantage d’une grande réactivité et d’un faible coût d’exécution. Elle permet au gérant de conviction de préserver un portefeuille constitué sur la base de critères fondamentaux tout en le protégeant des fluctuations sur de courtes périodes.

L’utilisation de toutes les classes d’actifs permet d’activer différents moteurs de valorisation en essayant de tirer parti de leur éventuel dé-corrélation. Certains fonds restent cantonnés à l’univers de la zone euro, tandis que d’autres travaillent sur un plan mondial. L’investissement dans les diverses classes d’actifs peut être réalisé soit en utilisant des indices représentatifs soit en titres vifs choisis soigneusement. Dans le premier cas, on privilégie la réactivité, dans le second cas on veut ajouter de la valeur dans le stock –picking.

Le contexte économique et géopolitique nourrit une volatilité entretenue par les liquidités abondantes déversées par les banques centrales. Dans le même temps les alternatives aux actions sont réduites. Le recours aux fonds flexibles est une réponse appropriée à la solution. L’offre est multiple et intègre des expertises reconnues et différentes.



Le présent document ne constitue pas une recommandation d’investissement personnalisée. Conformément à la réglementation, toute souscription devra être précédée d’une évaluation de votre expérience, situation et objectifs. Il est recommandé avant tout investissement de lire attentivement les prospectus et documents tenus à votre disposition auprès de votre consultant.

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